Affichage des articles dont le libellé est Chasse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chasse. Afficher tous les articles

dimanche 25 septembre 2016

Un sondage qui peut changer la donne

Nous vous relayons un sondage de BFM  concernant le sujet suivant:

 « La région Auvergne-Rhône-Alpes juge les chasseurs plus légitimes sur la biodiversité que "les bobos des villes" et propose à ce titre de nouer avec eux un partenariat inédit, doté d'une subvention de près de 3 millions d'euros sur trois ans. Donner plus de moyens aux chasseurs dans la préservation de l'environnement, est-ce une bonne idée ? »
répondre par oui ou par non...

Alors, si vous le souhaitez vous pouvez participer et faire entendre notre voix. 

Lien du sondage : http://rmc.bfmtv.com/point-de-vue/donner-plus-de-moyens-aux-chasseurs-dans-la-preservation-de-l-environnement-bonne-idee-646037.html


lundi 19 septembre 2016

3 millions d'euros pour les chasseurs !

Notre cher président de région vient d'allouer une subvention de 3 millions d'euros aux chasseurs "pour protéger l'environnement" (la Montagne du Cantal du 15/09/2016). Après avoir réduit de 50% les subventions aux vraies associations de défense de l'environnement (FRAPNA, LPO etc) de la nouvelle région AuRA (engendrant du chômage!!), après avoir torpillé le projet de Parc Naturel Régional du Haut-Allier, Wauquiez continue son travail de sape de l'environnement. 
Décidément les .... ça ose tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît. 

lundi 7 décembre 2015

On croit rêver !

Les naturalistes et associations de protection de l'environnement sont accusés d'avoir relâché des rats taupiers dans les pâtures du Cantal.

La FDANE CANTAL s'est insurgée contre un article de presse. 

Voici le communiqué  que nous avons envoyé à la presse et aux autorités.

Quand ces lanceurs de fausse rumeur se rendront compte de l'énormité de leurs propos ils comprendront peut-être qu'on ne peut pas impunément tuer chaque année des milliers d'individus d'un des prédateurs principaux de ce campagnol sans qu'il y est de conséquences...

lundi 23 novembre 2015

Une photo du moyen âge ????

Et non ! On blague. Cette photo a été prise en 2015. Non vous ne rêvez pas. On peut encore trouver ce genre de témoignage de la barbarie humaine envers les animaux de nos jours. C'est à Houades, commune de Lascelle.

jeudi 19 novembre 2015

Yves Paccalet : la symphonie du monde !

Non Monsieur Hollande, les chasseurs ne défendent pas la nature.

Ils l'aiment ensanglantée !

Si Yves Paccalet a apprécié des passages du chef de l'Etat dans le magazine "Le Chasseur français", il a beaucoup moins aimé sa défense des chasseurs ou ses propos sur les loups. "Monsieur le Président, pourquoi ne raisonner qu’avec l’esprit du bourreau ?", se demande-t-il. Voici le texte du message de M. Paccalet issu de son blog http://www.yves-paccalet.fr


"Monsieur le Président !

Je lis l’entretien que vous accordez au magazine Le Chasseur français du 21 octobre 2015. Vous voulez protéger l’appellation « Laguiole » (le couteau et le fromage) que de gros malins ont accaparée : d’accord ! Vous refusez de créer une nouvelle niche fiscale qui ferait aux chasseurs le cadeau de leur permis de tuer : encore heureux…

D’autres de vos propos me plaisent moins. Je ne pense pas, comme vous, que les chasseurs entrent dans la catégorie de ceux qui « défendent la nature ». Ils l’exploitent et la massacrent plus qu’ils ne la gèrent. Ils ne l’aiment qu’ensanglantée. Je comprends que, pour des raisons électorales, vous manifestiez « beaucoup de considération » à leur égard : mais vous oubliez que d’autres, parmi vos électeurs potentiels, et bien plus nombreux selon les sondages, désirent protéger et contempler ces espèces que les chasseurs n’apprécient qu’au bout de leur fusil.

En France, le nombre des chasseurs a chuté au-dessous du million, probablement même à moins de 900 000 (les chiffres de l’Office national de la Chasse posent problème). Or, ces moins de 1,5 % de la population nationale privent les parents et les enfants de toute promenade en forêt le mercredi et le dimanche (voire d’autres jours lorsqu’une « battue » est ouverte). Au vu des accidents que provoquent ces Nemrods (une quarantaine de morts et plusieurs dizaines de blessés par an, rien que dans notre pays), ils devraient, bien davantage que les requins (lesquels causent moins de dix morts chaque année, et dans le monde entier), être classés parmi les espèces les plus dangereuses de la Terre. Parmi les « nuisibles », pour utiliser un adjectif de leur vocabulaire que je récuse…

Monsieur le Président, dans votre entretien au Chasseur français, votre sortie sur les loups me semble particulièrement inadmissible : « Chaque année, dites-vous, il sera décidé du nombre de loups à abattre en fonction de l’évaluation des risques et de la croissance de la population de loups. » Je vous rappelle que Canis lupus est une espèce protégée par la Convention européenne de Berne, que la France a ratifiée, et qui ne saurait être modifiée que par une décision des deux tiers des signataires. Je m’étonne de la contradiction qui surgit, ici, entre votre fonction régalienne de gardien de la Constitution et des institutions du pays, et l’autorisation littéralement hors la loi que vous accordez à des tueurs d’animaux protégés.

Sur le fond, je vous rappelle que les loups sont revenus par eux-mêmes sur notre territoire, depuis l’Italie voisine (certains, désormais, y rentrent depuis l’Allemagne et la Suisse ; en attendant leurs congénères espagnols). Au rebours de ce que vous suggérez, leur population n’est nullement en accroissement. En France, ils étaient un peu plus de 300 en 2014. Cette année, on en dénombre moins. Or, les « autorisations » de « prélèvement » (la litote utilisée pour dire qu’on leur loge une balle dans le ventre) ont été augmentées de moitié : elles passent de 24 à 36. Une absurdité, fût-ce aux yeux du plus ignorant des naturalistes…

Monsieur le Président, depuis le mois de juillet 2015, comme le relève l’association de protection de la nature FERUS, 13 loups ont déjà été fusillés de façon « officielle » (et d’autres braconnés). Les éleveurs de brebis réclament qu’on en exécute toujours davantage. Certains bergers (et les politiciens qui les caressent dans le sens de la laine) vont jusqu’à exiger l’« éradication » du prédateur. Allez-vous leur donner raison ? Je vous rappelle que, s’il existe 300 loups en France, on en recense 1 500 en Italie et 2 000 en Espagne, où les problèmes que pose le carnivore sont infiniment moins aigus que chez nous. Si nous désirons réellement aider les bergers (ce qui est notre volonté à tous deux), nous devons améliorer le gardiennage des troupeaux dans la montagne (en embauchant par exemple des chômeurs), plutôt que d’envoyer ad patres les rares « fauves » qui nous restent. Car l’ennemi numéro un de l’éleveur n’est pas le loup, mais le prix de la viande de mouton sur un marché mondial dominé par l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Argentine. Je regrette que, tels les pires politiciens de la droite de la droite (mettons Christian Estrosi ou Laurent Wauquiez), vous vous entêtiez à faire de Canis lupus le trop facile bouc émissaire de notre incapacité à réguler ce secteur de l’économie.

Monsieur le Président, durant votre quinquennat, j’ai la tristesse de constater que la nature sauvage endure le martyre. Vous êtes en train, en ce moment même, de transformer nos forêts, nos montagnes et nos mers en parages où le sang ruisselle. Les abattages succèdent aux carnages, et cela ne semble guère vous toucher.

Vous avez entamé, et vous vous préparez à conclure, une extermination du troupeau de bouquetins du massif du Bargy, en Haute-Savoie. La justice a rejeté le recours des associations naturalistes : plusieurs centaines de ces ruminants vont donc mourir dans les alpages, tirés à l’arme lourde par une légion de nervis aidés d’hélicoptères. Pourquoi cette folie ? Parce que certains ongulés seraient vecteurs de la brucellose. Mais le massacre a été ordonné avant même qu’on ait confirmé la contamination, et au mépris de la seule solution scientifique et efficace au problème : la vaccination !

Les loups, les bouquetins : du sang, toujours du sang ! Monsieur le Président, pourquoi ne raisonner qu’avec l’esprit du bourreau ? À l’île de la Réunion, je constate la même indignité : dans le cadre du plan gouvernemental intitulé « Cap Requins », plusieurs requins bouledogues, des requins tigres et même un grand requin blanc ont été récemment « prélevés ». Ces poissons superbes n’avaient mordu personne. On les harponne et on les achève à titre « préventif », alors qu’ils figurent (au moins pour le tigre et le grand blanc) sur la liste des espèces en voie d’extinction dressée par l’Union internationale pour la Conservation de la Nature.

Partout en France, les chasseurs réclament (et obtiennent !) qu’on les autorise à organiser des battues au renard ou des déterrages de blaireaux. Au nom de la tradition et de la « ruralité », ils veulent continuer à piéger à la trappe ou à la glu les ortolans, les pinsons ou les bouvreuils. Ils exigent qu’on leur permette de « résoudre » le « problème » des vautours, qu’ils accusent ridiculement d’attaquer les vaches vivantes. Ils se font forts de régler le sort des corbeaux, des cormorans, des phoques, des dauphins, que sais-je ? Je l’ai entendu hier et j’en suis resté sur le derrière : des grues cendrées en migration par milliers au lac du Der ! Les chasseurs, ces prétendus « amis de la nature », désirent en vérité éliminer manu militari tout ce qui les « gêne » dans leur utilisation simpliste et univoque (tuer ! tuer !) des composants sublimes et nécessaires de nos écosystèmes. Je n’aime pas, monsieur le Président, que vous vous placiez unilatéralement dans leur camp.

Monsieur le Président, nous sommes nombreux, dans ce pays, à ne plus supporter l’holocauste. Je désirerais que, pour vous et votre gouvernement, l’écologie ne se résume pas aux questions d’énergie, de pollution ou de transport, bref à des combats que je mène également, depuis quarante ans, mais qui ne sont pas suffisants. J’aimerais qu’en prononçant le mot « biodiversité », vous preniez enfin conscience que la nature subit davantage de blessures et de désastres qu’elle n’en a jamais enduré depuis que l’Homo est sapiens. Je voudrais que vous formiez, dans votre imagination, l’image de vraies plantes, de vrais animaux, de vrais prédateurs. Je serais ravi que vous n’adoptiez pas pour ligne politique l’idée de confier la gestion de la « ruralité » aux chasseurs plutôt qu’aux écologistes ; aux mitrailleurs plutôt qu’aux amoureux de la beauté vive ; aux massacreurs en tenue léopard plutôt qu’aux amis de la subtilité et des équilibres ; aux assassins des beautés palpitantes plutôt qu’aux naturalistes, aux promeneurs, aux écrivains, aux cinéastes, aux peintres, aux poètes et aux rêveurs.

Je revendique de votre compréhension et de votre amour de l’humanité même que vous laissiez à l’usage de nos enfants et des enfants de nos enfants les trésors vivants que nourrit encore la Terre. Que vous preniez la défense du requin, du loup, du lynx et de l’ours brun, plutôt que de les laisser agonir d’injures et anéantir à la balle ou au couteau par des êtres basiques, obsédés par la mort du « nuisible » ou du « gibier », et fiers de revêtir l’uniforme martial pour aller répandre la terreur à travers champs et bois.

Je vous en supplie, monsieur le Président : faites taire les fusils et écoutez la symphonie du monde !
"

vendredi 17 avril 2015

Le Dimanche sans chasse, oui merci !

Nous avons tous lu dans la rubrique nécrologique de la presse locale au moins une fois ces 6 derniers mois un récit d'accident de chasse. Ces accidents surviennent le plus souvent le dimanche. Nous soutenons ainsi la démarche du Collectif pour le Dimanche sans chasse. Il rassemble plus de 300 associations de sports et loisirs de plein air autour d'un Appel pour le dimanche sans chasse, afin de permettre à tous de pouvoir profiter sereinement de la nature en toute tranquillité et sécurité.
-L'Appel pour le dimanche sans chasse : http://www.dimanche-sans-chasse.fr/appel_dimanche_sans_chasse.pdf
-Vidéo de présentation (2 minutes)
Le film ci dessous

jeudi 26 septembre 2013

Aïe, ça pique !

Ci dessous une enquête "impartiale" de la célèbre revue du C(h)asseur français sur "les anti-chasse, ces dévoreurs d'argent public" de septembre 2013. Euh ?? c'est de nous dont il s'agit ???


 Les fédés de chasse avec leur budget et leur financement assimilable à la mafia n'ont pas vraiment les moyens de donner des leçons sur ce plan. On se demande de qui on se moque. C'est la lutte du pot de terre contre le pot de vin.

Mais in fine, c'est tout de même plus important de travailler pour la protection de la nature que de la détruire.
 

dimanche 11 août 2013

La fin du lobby de la chasse ? Les chasseurs français en dessous du million de pratiquants...

Nous vous laissons déguster cet article qui de surcroit a été publié par une revue du monde de la chasse.

Peut-être que nous verrons dans les années à venir, des lois françaises respectant enfin la nature.

L'horizon s’éclaircit...

l'article ici

vendredi 16 novembre 2012

L'avenir du loup s'assombrit avec celui des Parcs nationaux...


Revenu naturellement en France en 1992, le loup est dans nos alpages et entend bien y rester.
Rien que pour 2011, on lui attribue la mort de près de 5 000 moutons et plus de 4 500 depuis début 2012. Pour une population estimée à 250 loups adultes répartis dans douze départements, cela fait un beau tableau de chasse. Conséquence : alors que la sauvegarde de l'espèce, protégée par la convention de Berne (1979) et la directive européenne Habitats, faune et flore (1992), a longtemps prévalu, les voix s'élèvent, de plus en plus nombreuses, pour demander son exclusion des alpages. Voire des parcs nationaux.
A l'issue de son conseil d'administration, tenu jeudi 18 octobre à Florac (Lozère), le parc national des Cévennes a ainsi décidé à la quasi-unanimité que la présence du prédateur n'était pas "compatible avec les techniques d'élevage mises en oeuvre sur le territoire du parc".
"BIODIVERSITÉ"
"Nos systèmes d'élevage produisent de la biodiversité. La présence du loup remettrait en cause cette biodiversité. Nous avons fait notre choix", a précisé son président, Jean de Lescure. Les administrateurs souhaitent la révision du plan d'action national sur le loup, la définition de zones d'exclusion et la possibilité de réaliser des tirs de défense dans la zone cœur du parc.
De quoi mettre du baume au coeur des éleveurs du Causse Méjean, en première ligne face au prédateur, qui ont créé début septembre un collectif demandant que"le loup disparaisse de Lozère". Et de quoi susciter l'indignation des défenseurs de la nature, qui rappellent que les coeurs des parcs nationaux représentent les seuls 0,5 % du territoire français où la faune et la flore sauvages sont strictement protégées.
Le parc des Cévennes, certes, présente des particularités : c'est le seul parc national français situé en moyenne montagne, et c'est le seul en métropole dont le cœur est habité et exploité par des résidents permanents. Sa prise de position n'en pourrait pas moins faire des émules.
"DÉBAT"
Dans un communiqué diffusé le 31 octobre, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) des Savoie et les Jeunes agriculteurs de Savoie et Haute-Savoie annoncent ainsi avoir saisi le parc national de la Vanoise et les parcs régionaux du massif des Bauges et de la Chartreuse "pour qu'à l'instar de la position prise par le parc national des Cévennes, un débat ait lieu au sein de leur conseil d'administration". Débat jugé d'autant plus légitime qu'il s'inscrit dans le droit fil de deux récentes propositions de loi.
La première, déposée le 10 octobre à l'Assemblée nationale par une vingtaine d'élus UMP, vise à autoriser les éleveurs "à tirer sur tout loup menaçant leurs élevages", y compris au coeur des parcs nationaux.
La seconde, déposée le 16 octobre par une quinzaine de sénateurs RDSE, propose de créer des zones d'exclusion pour les loups, dans des limites définies chaque année par arrêté préfectoral, sur les communes "où l'on constate des dommages importants causant une perturbation de grande ampleur aux activités pastorales". Leur abattage y serait autorisé indépendamment du prélèvement défini au niveau national, sans toutefois "menacer la présence du loup sur notre territoire".
Ces propositions seront-elles retenues par le nouveau groupe national loup, dont la constitution a été arrêtée mi-octobre, et qui aura pour tâche d'adopter le plan national de gestion de l'espèce pour les années 2013-2018 ?
"Le nouveau plan loup devra s'inscrire dans une phase de gestion et de régulation, avec des objectifs d'élevage que nous voulons absolument préserver", a indiqué Delphine Batho, ministre de l'écologie et du développement durable, lors de la mise en place de ce groupe. Quelles que soient les modalités retenues, il est donc clair qu'une étape est en train d'être franchie. Et que la régulation des effectifs lupins est désormais à l'ordre du jour.
"A l'évidence, l'orientation principale du prochain plan loup est d'abattre le maximum de loups, sans annoncer aucune mesure supplémentaire de protection, ni de formation des éleveurs à l'utilisation des moyens de protection existants", s'insurge Jean-François Darmstaeder, président de Ferus.
TIRS "ÉDUCATIFS"
Spécialisée dans la défense des grands prédateurs (ours, loup, lynx), cette association ne s'oppose pas à des tirs "éducatifs", non létaux, de défense ou d'effarouchement. Mais elle demande qu'aucun tir de prélèvement ne soit autorisé dans le Jura, les Vosges et la Lozère : des zones, précise M. Darmstaeder, "où seuls quelques loups ont été signalés, ce qui signifie que leur recolonisation n'est pas encore terminée".
"Je peux comprendre que le loup n'ait pas sa place dans les estives, mais si on commence à le traquer dans le cœur des parcs naturels, alors où est sa place ?", s'interroge Pierre Athanaze, président de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), pour qui "il faut changer en profondeur les méthodes pastoralistes et mettre en oeuvre des mesures de protection réelles pour les troupeaux".
Jusqu'où peut-on intervenir sur les populations lupines sans remettre en cause la survie de l'espèce sur notre territoire ? Jusqu'où peut-on transformer les pratiques d'élevage sans dénaturer le métier des pastoralistes ? Comme le souligne Antoine Doré, sociologue à l'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea), il revient aux politiques publiques"d'inventer les dispositifs de négociation prenant à bras-le-corps de telles questions, afin de rendre possible l'instauration collective d'un "compromis supportable"". Faute de quoi la cohabitation du loup et de l'agneau deviendra impossible.


Un peu de pub !

Nous vous proposons de découvrir ce site  La gazette des alpages qui étaye les propos tenus notamment sur les accidents de chasse dans le livre de Pierre Athanaze.

Et bien sûr, penser à jeter un œil à nos liens utiles...

Bonne lecture...

mardi 13 novembre 2012

Le Livre noir de la Chasse



Pierre Athanaze est un naturaliste militant. Président de l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), il a par la passé été membre du Conseil National de la Chasse (CNCFS) et administrateur de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) pendant 10 ans. Autant dire qu'il connaît mieux que personne le monde de la chasse à la française. Il l'a vécu de l'intérieur et il en connaît tous les rouages, les travers. Le livre noire de la chasse qu'il nous livre ici fait le point sur ce lobby par la force de l'exemple, du cas concret et du fait avéré. En voici quelques passages et résumés qui illustrent son propos.

LA PRATIQUE OFFICIELLE DE LA CHASSE EN FRANCE
Dans cette partie, on découvre l'absence de statut pour les animaux sauvages. Ils sont soit chassables, soit protégés ou soit nuisibles. Mais surtout, ils n'appartiennent à personnes et de ce fait ils ne sont pas considérés comme des êtres sensibles. Les animaux domestiques eux le sont et bénéficient de lois qui les protègent de tout acte malveillant. Ce n'est pas le cas de la faune sauvage.

Avec 90 espèces, la France a le triste record européen du nombre d'espèces chassables sur son territoire, loin devant le second, le Danemark qui n'en a que 70, puis l'Allemagne avec 50. Comment justifier une telle différence ? Comment justifier que dans d'autres pays les espèces que tuent les chasseurs français sont protégées ? Où est la cohérence ?

L'âge moyen du chasseur ne cesse d'augmenter en France avec en parallèle un nombre de pratiquant en diminution continue depuis 40 ans. Aujourd'hui, avec 1,7 millions de pratiquants, cela représente une baisse de 50% en 35 ans. La France reste le pays qui possède le plus grand nombre de chasseurs en Europe mais ces derniers ne représentent que 1,9% de la population française soit une écrasante minorité.

De plus, avec les espèces chassables et dites nuisibles, le chasseur français peut pratiquer son loisir tout au long de l'année ce qui est encore une particularité unique en Europe.

L'organisation de la chasse
L'ONCFS est en partie financé par la taxe sur la redevance cynégétique et par le ministère de l'écologie. Il est censé encadré la pratique de la chasse en France mais dans les faits, il est géré par un Conseil d'Administration (CA) où les chasseurs sont majoritaires. Cette collusion entre chasseurs et administration est également à la base des dérives de cette activité.

La réalité de la pratique de la chasse en France
Dans la pratique, la chasse s'illustre bien souvent dans le dénie de démocratie et le non respect des lois comme par exemple le non respect de la non chasse en période de reproduction et de migration prénuptiale de certaines espèces listées par la Directive européenne « Oiseaux ». A de nombreuses reprises, la France est d'ailleurs condamnée par la cour de justice européenne pour le non respect de cette directive ce qui coûte aux contribuables des centaines de milliers d'euros chaque année.

La loi « Chasse » de 2000 tente de moderniser la pratique de la chasse mais ces réformes furent toutes annulées par Roselyne Bachelot dont notamment le mercredi sans chasse.

La chasse n'est pas un gage de bonne gestion de la faune comme voudraient nous le faire croire les chasseurs. De nombreux animaux vulnérables sont toujours chassés comme la Caille des blés, l'Alouette des champs, le Tétras lyre, le Grand Tétras, le Pigeon colombin ou le Canard chipeau. Pour ne reprendre que ce dernier dont la femelle est largement confondue avec celle du Canard colvert, les populations ont chutées de 20 à 50% selon les régions entre 1970 et 2000. Il serait urgent de retirer cette espèce de la liste des chassables.


Des prélèvements qui dépassent la raison
L'un des chiffres les plus parlant de ce ivre est certainement celui du prélèvement total en France : d’après un article publié dans une revue allemande très sérieuse (in Berichte zum Vogelschutz), il est tué en France près de 25 millions d’oiseaux, soit le ¼ des oiseaux tués dans toute l’Europe chaque année. La France est de très loin devant les 26 autres pays de l’UE, le pays du plus gros prélèvement d’oiseaux. Les résultats de cette étude sont vérifiés si on les compare avec les derniers chiffres officiels des prélèvements français qui d’ailleurs commencent à dater puisqu’il faut remonter à la période 1998-1999 pour les trouver.

Ce chiffre imposant est en plus à mettre en parallèle avec le fait que ces prélèvements sont en baisse constante depuis la précédente campagne de chiffres officiels.Les grives étaient 4 fois plus chassées en 1983-1984 qu’en 1998-1999. Pour les cailles c’était 2 fois plus en 83-84. 15000 Tétras lyres étaient tués à la chasse en 83-84 et seulement 1134 entre 1998-1999.
De ce fait, la chasse est la principale cause de mortalité des oiseaux dans notre pays sans parler des mammifères.

La chasse gestion où chasse consommation ?
Les chasseurs défendent leur loisir en prétendant que la chasse serait un outil de gestion indispensable des populations animales. Comment auraient donc fait les animaux sauvages avant l’invention du fusil de chasse pour rester équilibrés ? Si on ne tuait pas 4.5 millions de grives par an, quel serait le déséquilibre dans la nature ? Si la chasse épargnait chaque année le million de bécasses, les lombrics dont elles se nourrissent disparaîtraient-ils ? Bien sûr que non. Il n’existe quasiment pas d’espèces qui ne s’autorégulent pas, ni de cas où l’absence de prédateurs engendrerait des surpopulations. L’exemple du canton de Genève est une démonstration bien encombrante pour les chasseurs. Les espèces s’autorégulent en l’absence de chasse et ce depuis des dizaines d’années sans qu’il y ait eu de pullulation d’animaux. La seule espèce posant des soucis est le sanglier venant des cantons voisins mais nous verrons au chapitre suivant que cela est encore du à la chasse et les pratiques qui l’accompagnes.

Les cocottes rapportent du fric
Il existe un écart énorme entre l’image de la « chasse gestion » que tente de mettre en évidence les institutions cynégétiques et l’image plus réaliste des « lâchers de tirs » qui va à l’opposé du discours officiel. En effet, ce sont des millions de canards, des centaines de milliers de lièvres, de lapins de garenne qui sont lâchés chaque année. Cette chasse commerciale rapporte beaucoup d’argent à la fédération Nationale des Chasses Professionnelles (FNCP) et au Syndicat National des Producteurs de Gibiers (SNPGC). Faut dire que le lobby des éleveurs de gibiers est assez puissant puisqu’il est arrivé à prolonger la période de chasse aux faisans juste pour pouvoir écouler les « stocks ».
De plus, loin de l’objectif de gestion des équilibres naturels, les carnages occasionnés sur les animaux lâchers ne sont faits que pour pouvoir assouvir un instinct de mort peu avouable. Les animaux lâchers sont d’ailleurs d’origine génétique douteuse comme le « cochonglier » issu du croisement entre le cochon et le sanglier. Cet hybride est plus gros et plus prolifique que le sanglier sauvage ce qui augmente les dégâts aux cultures. D’ailleurs, bien que cette notion n’est aucun fondement écologique, d’après les mêmes critères couramment utilisés par les chasseurs, le cochonglier devrait classée « nuisible ».

La souffrance animale et les accidents mortels dus aux « saigneurs »
La souffrance animale n’est pas en reste dans ce livre. Le déterrage du Blaireau semble bien archaïque en France puisque l’espèce est protégée dans de nombreux pays européens. L’auteur signale que cette souffrance animale n’est jamais prise en compte par les chasseurs tout comme l’insécurité due à la pratique de la chasse entre chasseurs et entre chasseurs et non chasseurs. Ce sont en effet, des dizaines de morts chaque année. Les pouvoirs publics ont fait des efforts sur la sécurité routière et le respect du droit ce qui contraste étrangement avec le laxisme accordé aux chasseurs. La majorité des accidents arrivent le dimanche, jour de loisir de plein air pour une immense majorité de français.

Données issues de l'ASPAS pour la saison 2011


La chasse est l’activité de loisir dont la réglementation sur la sécurité est la moins contraignante et ce de moins en moins. Par exemple, il n’existe plus depuis 2008, de distance de sécurité règlementaire interdisant de chasser à proximité des maisons. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la sécurité liée à la pratique de la chasse est uniquement règlementée par les chasseurs eux-mêmes, département par département un peu comme un code de la route variable selon les départements et instauré par une minorité de chauffards. Pour en savoir plus cliquez ici.

Les chasses dites traditionnelles
L’auteur examine également toutes les chasses traditionnelles et leurs travers. Il souligne le fait qu’il n’existe aucun bilan chiffré sur la tenderie aux grives ni sur les tendelles en Aveyron et Lozère et que la chasse à la glu n’est pas sélective. Alors que la commercialisation est interdite, que deviennent les millions d’alouettes attrapées chaque année lorsqu’elles sont chassées « aux pantes » ?

Le cas du sanglier
Dans une démonstration appuyée par de nombreux faits, le cas de la gestion calamiteuse des sangliers est détaillé. Avec la manne financière qu’il représente malgré les dégâts qu’il occasionne, le « cochonglier » est aussi l’argument numéro un des chasseurs pour expliquer que la chasse est indispensable. Pourtant les chasseurs sont totalement responsables de cette surpopulation. De 50 000 abattus à la chasse en 1975, on est passé à 700 000 aujourd’hui. Les lâchers des années 70-80, les lâchers clandestins, l’agrainage et une gestion volontaire de la surabondance de cette population qui assure aux sociétés de chasse de gros revenus par la vente de cartes de chasse à la journée ont induit l’explosion des populations de sangliers dans toute la France. L’interdiction de l’agrainage serait une mesure efficace pour lutter contre cette prolifération. L’agrainage permet aux marcassins de mieux survivre les premières années. Comme les cochongliers sont plus gros et donc plus lourds que les sangliers sauvages non hybrides, ils augmentent d’autant plus les dégâts aux cultures.

santé publique et espèces dites nuisibles
L’acharnement des chasseurs sur les espèces qu’ils aimeraient voir classées nuisibles est symptomatique des dérèglements qui entachent la pratique de ce loisir.

Les arguments souvent utilisés pour classer nuisible un animal est la lutte pour la santé publique contre les maladies transmises par la faune sauvage aux humains ou aux animaux domestiques. Pas de chance, puisque les millions de tonnes de plomb issus des cartouches des chasseurs représente un risque majeur de saturnisme et de contamination des nappes phréatiques et donc du réseau d’adduction d’eau potable des foyers.

Le Blaireau par exemple peut potentiellement être vecteur de maladie comme la tuberculose bovine tout comme le cerf ou le chevreuil. Faut-il classé également ces espèces dans les nuisibles ?

L’échinococcose est certes potentiellement véhiculée par le renard tout comme le chien domestique et les autres animaux des fermes. Faut-il piéger les chiens domestiques pour autant ?

De plus, d’après l’Agence Française de Sécurité Sanitaire (AFSSA), tirer les animaux susceptibles d’être vecteurs ne sert à rien. Tuer un animal induit une niche écologique qui se libère bientôt colonisée par un autre individu ce qui provoque un flux d’individus et donc la propagation potentielle de maladies. Ce qui va à l’encontre de l’objectif initial.

Pire, dans la pratique, les chasseurs abandonne bien souvent les cadavres des animaux, les viscères dans la nature ce qui pour le coup représente un risque bien réel de contamination et d’épizootie. Dans un bulletin de juin 2007 de l’AFSSA, il est mentionné que les chasseurs, par ces pratiques, sont reconnus pour être la principale source d’infection à Mycobacterium bovis, l’agent de la tuberculose bovine.


Le braconnage de la faune
Dans cette partie Pierre Athanaze nous décrit les cas de grands braconnages organisés sous l’œil passif sinon bienveillant des pouvoirs publics pendant des dizaines d’années. L’exemple des Tourterelles des bois dans le Médoc, ou le braconnage des migrateurs hors période de chasse au col de l’Escrinet y sont détaillés avec force. Tous ces cas sont des flagrants délits de non respect de la loi, du droit de propriété et du droit européen. Comment ne pas faire un parallèle entre cette compromission des pouvoirs publics laxistes visiblement sous le joug du lobby de la chasse et les moyens disproportionnés mis en œuvre contre les quelques faucheurs d’OGM et la répression dont ils ont fait l’objet ? Aurait-il fallu que les faucheurs soient armés et aient en poche un permis de chasser pour que les préfets concernés les laissent agir ?

Conclusion
Pierre Athanaze démontre que la chasse n’est pas indispensable au maintien des équilibres écologiques. Les écosystèmes étaient équilibrés bien avant l’apparition de l’homme et jusqu’à ce qu’il invente les armes. Dans notre monde bouleversé par nos activités industrielles, nos infrastructures, les équilibres naturels n’ont pas plus besoin de la chasse, bien au contraire. La preuve est apportée par la réalité des équilibres des populations animales du canton de Genève déjà cité mais également de bien d’autres exemples.

Si la chasse persiste c’est uniquement dans un but de loisir, voire de culture. Rien d’autre, n’en déplaise aux dirigeants de la chasse qui voudrait la voir comme un moyen de gérer la nature. Se pose alors la question du maintien de ce loisir si néfaste pour la nature et pour la santé publique. Pour libérer les 98% de non chasseurs pris en otage en France, un referendum serait une bonne solution démocratique.

Pierre Athanaze propose ensuite les mesures d’urgence à mettre en œuvre pour limiter les nuisances de ce loisir : le dimanche sans chasse, les mesures de sécurité nationales et un panel de sanctions proportionnées aux manquements aux règles de sécurité pour les chasseurs, les contrôles ponctuels d’alcoolémie et acuité visuelle, un périmètre de sécurité sans chasse autour des habitations et grandes voies routières et ferroviaires, l’interdiction de l’agrainage des sangliers, la création d’un statut juridique pour la faune sauvage en la reconnaissant comme des êtres sensibles, le bannissement du prosélytisme de la chasse dans les écoles, la protection et la prise en compte du caractère dérangeant pour la faune sauvage induite par la pratique de la chasse dans les phases critiques du cycle de vie des espèces (migration, grands froids, canicules …).

Notre environnement continue à se dégrader. Or l’interdiction de la chasse sur des espèces comme les rapaces a été bénéfique ; la preuve que l’arrêt de la chasse est une bonne mesure pour les espèces menacées. La chasse n’étant plus qu’un loisir très néfaste pour les espèces et les milieux et que la protection de la nature et de l’environnement est l’une des principales préoccupations des français, combien de temps encore l’administration française, les pouvoirs publics et la classe politique continueront-ils de soutenir cette chasse ?

Au vu de ce livre, la chasse apparaît complètement en décalage avec la réalité et les aspirations nouvelles de la société française d’aujourd’hui. Sa réforme serait un minimum indispensable.

Maintenant pour vous féliciter d'avoir lu ce message jusqu'au bout, rigolons un peu ...

lundi 29 octobre 2012

Qui sont les blaireaux ?

L'arrêté ministériel fixant la liste des animaux classés nuisibles fait enrager les chasseurs de la France entière.
Les mustélidés y ont été retirés. C'est une victoire pour les défenseurs de la nature.


A contre courant des fédérations départementales et régionales des chasseurs qui tentent de rameuter dans la presse locales et faire remonter les soi-disant innombrables constats de dégâts de Blaireau, un rapport scientifique (lui) consultable ici Rev. Écol. (Terre Vie), vol. 67, 2012., nous informe que la population de ce mustélidé omnivore est parfaitement conforme avec le biotope de l'Auvergne.


Il n'y a donc aucune pullulation avéré en cours ni aucune raison de souhaiter sa destruction.

Les chasseurs nous annoncent dans un article de La Montagne que le Renard est vecteur de maladies comme l'échinococcose, peut-être oui !! et alors, le chien, le chat, la vache la véhiculent également. Faut-il pour cela classer également ces animaux domestiques en espèces nuisibles ? NON bien évidemment.

Blaireau européen piégé illégalement par un piège en X sur la commune de Brageac (Cantal). Ce type de piège tueur est totalement interdit car il n'est pas sélectif (il pourrait tuer des espèces protégées ou des animaux domestiques) et pourrait vous emporter un membre...


lundi 21 mai 2012

Les causes de mortalité des loups français en 2011

12 cas de mortalité de loups ont été constatés en France en 2011. Afin d’en découvrir les causes, des autopsies ont été réalisées sur les cadavres. Les résultats sont les suivants :
• 2 loups sont entrés en collision avec des véhicules ;
• 3 sont décédés de mort naturelle (chute) ou d’origine inconnue ;
• 3 ont été prélevés légalement dans le cadre des prélèvements réglementaires ;
• et enfin, 5 loups ont fait l’objet d’actes de braconnage.

Notons qu’un jeune loup mâle a été retrouvé mort des suites d’une collision ferroviaire dans la Drôme. L’autopsie révèle que son estomac contenait plusieurs centaines de grammes de raisins, preuve du comportement alimentaire opportuniste des loups. [B. de P.]

d'après Y.L. [2011]. Douze cas de mortalité recensés en 2011. ONCFS, Bulletin loup du réseau Loup/Lynx 26 : 2 (1 p., 1 tab.).

Loup braconné près de Valence (photo ONCFS)



Le braconnage constaté par les forces de police de la nature est d'ores et déjà la première cause de mortalité du loup en France. Si l'on rajoute la part de braconnage non constatée (que l'on imagine plus importante que celle officielle) on estime que cet acte de vandalisme prélève à lui seul plus de 50% de l'accroissement de la population chaque année.

Nos sources d'informations nous laissent penser qu'au moins 3 loups ont été braconnés en Auvergne ces 6 dernières années : 1 dans les Monts du Cantal entre 2009 et 2010, 1 en Margeride en 2006 et 1 autre dans le même secteur en 2011.

dimanche 15 avril 2012

La souffrance animale à l'ordre du jour de la prochaine CDCFS du Cantal ...

Mardi prochain, la FDANE Cantal devra lutter contre la souffrance animale en commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), non pas comme le propose une certaine candidate à l'élection présidentielle, mais avec toute l'opiniâtreté dans le débat que nous avons toujours mis à combattre cette vision rétrograde qui consiste à croire que certains animaux seraient "nuisibles".

Comment peut-on encore croire que des êtres vivants issus de millions d'années d'évolution, puissent être nuisibles ? Le plus élémentaire cours de biologie enseigne les liens qui unissent les espèces dans cette chaîne pour la vie. Pourtant, si un animal sur Terre peut se prévaloir de cette adjectif de nuisible, c'est bien cette espèce à deux pattes bien décidée semble-t-il à se détruire ainsi que le maximum de vie dans son sillage...

Des exemples bien connus démontrent l'inutilité de ces destructions souvent non sélectives (qui ne s'adresse pas à une seule espèce). Le canton de Genève n'est plus chassé depuis des année et pourtant il abrite une faune et une flore diversifiées, entre culture et forêts naturelles et aucunes pullulations dévastatrices, ni dégâts incompatibles avec nos sacro-saintes activités humaines, n'ont été constatés.


Le département du Cantal a fait l'objet d'un travail exemplaire d'associations pour la protection de l'environnement (FNE, ASPAS, LPO notamment). Par les tribunaux, elles ont réussi à casser successivement les arrêtés départementaux de classement des animaux dits "nuisibles". Aujourd'hui cette liste encore trop longue, est réduite à 3 espèces : le Renard, le Ragondin et le Rat musqué.

Pour mémoire, la loi précise qu'avant d'en arriver à mise à mort d'un animal inscrit sur la liste, cette extrémité doit être envisagée uniquement en cas (attention : les "et" ne sont pas des "ou") :
  1. de dégâts "significatifs" sur les activités économiques (les poulaillers des particuliers ne sont pas concernés), 
  2. et de pullulation avérée par des méthodes scientifiques de suivi (et non pas en haranguant dans la presse locale les populations à transmettre les plus petits dégâts pour faire grossir artificiellement les plaintes contre ces dit "nuisibles"), 
  3. et après avoir épuisé toutes les méthodes alternatives pour éviter ces dégâts (par la pose de clôtures, la fermeture des accès au animaux extérieurs, la mise en place d'effarouchement, etc) et en ayant constaté leur inefficacité.

Certains considèrent que le Renard ne vaut pas grand chose. C'est un point de vue ! Ce qui est sûr c'est que sa vie n'a pas de prix et son rôle est primordial pour l'équilibre des écosystèmes qu'il fréquente. Juste un chiffre : 3000 c'est le nombre potentiel de rongeurs qu'un renard peut consommer en une année... voilà un auxiliaire de lutte contre les pullulations de rongeurs plus qu'efficace. Les agriculteurs devraient lui élever un mausolée.

Pullulation de Campagnols agrestes après la destruction des prédateurs dont le principal : maître renard.

Espérons que nos chasseurs, tout motivés qu'ils sont de se faire reconnaître comme des protecteurs de l'environnement, se décident enfin à devenir plus responsables.

La destruction des "nuisibles" est une manifestation de plus de la barbarie que notre espèce est seule capable d'exercer aux dépens des autres espèces.

Ça n'a que trop durée.

Barbarie, ce mot n'est pas trop fort quand on voit les photos de renards écorchés ci-dessous et ci-contre (diaporama). N'oublions pas qu'elles ont été prises dans le Cantal récemment !!



L'un des arguments des piégeurs pour tuer ces renards est la lutte contre la propagation de maladies (qui sont d'ailleurs également véhiculées par les espèces dites"gibiers") : belle exemple de lutte en effet !!

Doublement à propos quand on lit les pages du Journal des Piégeurs (consultable ici). Les mots nous manquent, c'est simplement révoltant. Dans l'article on apprend que les piégeurs de Seine-et-Marne ont d'abord tout fait pour tuer la fouine, et seulement ensuite ont bouché le trou...

On tue d'abord et on réfléchit après !

La couverture de ce magazine est également scandaleuse en mettant en scène des enfants. Ce ne sont pas là des images de protection de la nature...