Affichage des articles dont le libellé est Microcentrale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Microcentrale. Afficher tous les articles

mardi 4 novembre 2014

La Santoire bis sur Montboudif ??

Et oui ! vous ne rêvez pas. Nous parlons bien d'un nouveau projet de mi(a)cro-centrale hydroélectrique sur le bassin de la Rhue dans le Nord Cantal.

Comme d'habitude, le projet présenté sur carte est tout petit. Un simple trait de crayon sur fond cartographique.

En attendant, nous savons ce que sont réellement ces "petits" traits. Pour cela il suffit d'aller sur la Santoire à Saint-Bonnet de Condat, où les travaux n'en finissent pas de polluer la rivière depuis le printemps 2013. L'entreprise responsable a déjà écopé de plusieurs amendes pour pollution au titre du non respect de la loi sur l'eau.

Pour vous remettre les idées au claire, nous vous renvoyons vers quelques articles publiés dans ce blog.

Ci-gît la Santoire ! le massacre en direct
19 nov. 2013

Rivière et barrage
25 nov. 2013

19 nov. 2012



Pour l'heure, voici le projet envisagé sur les ruisseaux de la Morthe et de Montboudif en plein site Natura 2000 des Gorges de la Rhue.

Cette fois, le projet n'est pas encore abouti. Il faudra être là pour insister sur son inutilité.

lundi 19 novembre 2012

La Santoire bientôt en tuyaux ?

Après les grandes rivières du Cantal (Truyère, Dordogne, Rhue, Cère, Maronne) c'est au tour du réseau secondaire de payer l'addition. La Santoire, cette magnifique rivière sauvage du Cantal vient d’être livrée aux pelleteuses.

Affluent de la Rhue, sur le bassin versant de la Dordogne, la rivière est classée en « bon état » écologique et en « réservoir biologique » par le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin Adour Garonne.

La Santoire en aval de  Saint-Bonnet de Condat, là où les travaux sévissent. Bientôt un vieux souvenir...
 Contre l’avis de tous ses services, le préfet du Cantal a décidé le 30 octobre 2007 d’autoriser la construction d’une microcentrale.

L’Etat n'a pas été capable de préserver notre capital écologique remarquable, et a préféré la production de quelques kilowattheures. Après des décennies du tout électrique, on n'est pas prêt à réduire notre consommation d’électricité.

La préservation de ce joyau auvergnat n’intéresse a priori pas notre administration.

Le barrage devrait produire annuellement au mieux 0,5 % de la production hydroélectrique totale de la Dordogne, une rivière qui a déjà payé un lourd tribut ....

Les environnementalistes s’étaient mobilisés depuis 2004 pour sauver la Santoire avec Epidor, le Comité de rivière Dordogne, la Fédération de Pêche du Cantal, Dordogne Vivante et bien sûr la FRANE. Un recours avait été déposé sans succès. Le respect du Droit de l’Environnement n'est pas encore à la hauteur des défis que nous devrons relever.


En prenant exemple sur ce qui a été possible pour la « Loire vivante », il est plus qu''urgent que chacun s'interroge pour se (re)mobiliser pour que notre message se face entendre avec force afin de plus perdre dans ce genre de combat.


Barrage percé de la Bromme (12). Une rivière qui a retrouvé son cours naturel...